Jérôme Bascher Jérôme Bascher

Senlis vivant, Senlis plus fort !

- Election municipale des 23 et 30 mars 2014 -

Jérôme Bascher

Allez Senlis

Bilan critique du quinquennat de Nicolas Sarkozy : une nécessité à deux conditions

Le président de l’UMP propose de faire un bilan donc critique – je n’aime pas l’expression droit d’inventaire trop manichéenne à mon goût – de la présidence Sarkozy. Je dis « pourquoi pas ? », mieux encore c’est un exercice nécessaire.

Nécessaire d’abord pour analyser les causes d’une défaite qui certes ne saurait se résumer au seul bilan mais devrait s’étendre également à la stratégie de campagne et au projet proposé. En 2007, Nicolas Sarkozy a été choisi, il a suscité un espoir. En 2012, il a été éliminé par déception. Pourquoi ? Comment ? Il faut y répondre.

Nécessaire aujourd’hui, car tous les dirigeants politiques devraient faire comme dans les entreprises, des examens de leur stratégie sans concession, tirer les leçons du passé pour mieux préparer l’avenir. Il est extraordinaire que les politiques ne puissent pratiquer l’examen de conscience alors même que, par exemple, le bouclier fiscal, mesure phare du début de quinquennat, a su être abandonné au cours de celui-ci en en mesurant les limites. Ce bilan a donc été en – petite –  partie fait, osons dresser un bilan global.

Nécessaire enfin pour évaluer les actuelles mesures du gouvernement à l’image de la fiscalisation des heures supplémentaires ou de la loi pénale sur la récidive. N’ayons pas peur de la confrontation des bilans si l’on est persuadé d’avoir raison. Un peu d’objectivation ferait du bien plutôt que de s’adonner au Hollande ou Sarkozy bashing. Mais ce bilan ne sera utile et efficace qu’à deux conditions impératives.

Première condition, se servir du bilan pour faire des propositions. En effet, cet examen doit dire ce qu’il faut poursuivre ou arrêter, approfondir ou stabiliser à l’éclairage de la conjoncture mondiale. Car la France s’inscrit dans un mouvement globalisé, dont elle doit être un acteur majeur, mais qui ne décide plus seule de son destin. On peut le regretter mais c’est à nous d’accroître notre influence sur le monde et non pas de se mettre en dehors du monde pour reprendre je ne sais quelle indépendance. Il est important de reconstruire une doctrine, des propositions, une ambition pour la France.

Seconde condition, expliquer les choix accomplis sous un angle historique – la crise financière exceptionnelle  – dépassionnés des problèmes de personne qui ont pollué la vie de l’UMP pendant un an. Le bilan ne doit pas être un carnet scolaire qui autoriserait tel ou tel à être le maître, tel ou tel à avoir le droit de passer dans la case primaire, c’est un bilan collectif du Président, du Gouvernement et des parlementaires…

Bref, ce peut être un moment important de débat et de reconstruction ce que je souhaite, ou un moment de pugilat et de destruction ce que je crains. Tous ceux qui franchiraient la ligne jaune doivent être éliminés de la primaire… à laquelle je ne crois pas car la cinquième République c’est la rencontre entre le peuple et un homme alors que la primaire se résume à un leadership de militants.