Jérôme Bascher Jérôme Bascher

Senlis vivant, Senlis plus fort !

- Election municipale des 23 et 30 mars 2014 -

Jérôme Bascher

Allez Senlis

Le mur de la honte

Dans le local du Syndicat de la Magistrature, étaient exposés des photos, des noms, des surnoms dégradants, tout cela sur un “mur des cons”.

Des membres de ce syndicat y épinglaient (à l’imparfait car après ce scandale qui durait, ce n’était pas une blague occasionnelle de mauvais goût, ce mur a été heureusement supprimé) des personnalités politiques – plutôt de droite qui avaient eu maille à partir avec la justice.

Quand on interroge les dirigeants du syndicat, ils répondent qu’ils sont de gauche (Le parisien du 29/04/13). Comment peut-on être autant “juge et partie ?”. On ne peut demander l’indépendance de la justice d’un côté et se réclamer de droite ou de gauche. La justice, comme l’armée, doit rester parfaitement neutre pour garder son indépendance au service de la nation. C’est un dysfonctionnement majeur de nos institutions.

Au-delà, des politiques épinglés qui ont choisi d’avoir une vie publique et exposée,  ce qui m’a profondément attristé, choqué et révolté, c’est le fait d’avoir mis à ce mur le père d’une jeune femme assassinée en 2007 dans le RER D par un violeur déjà condamné.

Philippe Schmitt, père d’Anne-Lorraine qui habitait mon canton, est mis à l’index par des magistrats : ce mur est celui de la honte et du déshonneur pour le corps judiciaire tout entier car la faute de quelques syndicalistes jette l’opprobe et le discrédit sur tout ce corps.

Un coup odieux de plus contre la victime, toute sa famille, contre toutes les victimes des récidivistes.

Il est demandé de porter plainte à titre individuel : contre qui ? Le syndicat ? Des juges ? Et tout cela sera jugé par qui ? Des juges qui ne pourront pas être reconnus comme impartiaux… Il suffit de voir que le journaliste qui a pu filmer ce mur de la honte est lui même écarté par sa rédaction…

Alors je réclame la dissolution de ce syndicat par respect pour les victimes et, comme pour l’armée, la neutralité et l’absence de droit de grève pour l’ordre judiciaire avec une indépendance renforcée.