Jérôme Bascher Jérôme Bascher

Senlis vivant, Senlis plus fort !

- Election municipale des 23 et 30 mars 2014 -

Jérôme Bascher

Allez Senlis

Quand l’impôt tue l’impôt, la crise est toujours plus dure

La crise devient de plus en plus dure. Et comme notre situation initiale de déficit était mauvaise il est de plus en plus dur de combler le déficit de l’Etat, le “trou” de la sécu ou la faillite du régime de retraite…

Alors, les entreprises, les plus aisés n’ont qu’à payer disent certains : c’est ce qui s’appelle à la fois du bon sens – on ne fait payer que ceux qui peuvent – à la fois de la folie lorsqu’on en vient à tuer la poule aux oeufs d’or. Et. voilà ce qui se passe aujourd’hui avec trois exemples l’impôt sur le revenu, les allocations familiales et les retraites.

Tous ceux qui ont fait leur déclaration d’impôt sur internet ont pu calculer le montant de leur nouvel impôt : une hausse de 8 à 10 % en septembre, pour le troisième tiers. Cet argent n’ira pas à la consommation et comme il y a déjà un retard sur ce début d’année d’encaissement de cet impôt on aura le double effet : les impôts seront moins élevés que prévus, la consommation – et donc la TVA – sera moins élevée que prévue : l’impôt tue l’impôt ! Seuls ceux qui ont déclaré leur impôt sur internet ont pu faire le calcul car cette année la feuille habituelle pour faire son calcul n’était pas jointe… par mesure d’économies disent certains, pour éviter d’effrayer le contribuable disent d’autres, parce que ces feuilles étaient encore signées Cahuzac selon certaines sources…

Les allocations familiales vont être touchées, enfin non. Le quotient familial : 500 € d’impôt en plus l’an prochain par enfant. Ainsi, un foyer avec un seul enfant paiera 500 € pour contribuer à rétablir le déficit de la branche famille, déficit à laquelle il ne contribue pas car avec un enfant, il ne touche pas d’allocations. On marche sur la tête. Par ailleurs, le quotient familial augmenté donnera des recettes à l’Etat pas aux caisses d’allocations familiales ! 500 € de moins pour les familles encore une bonne augmentation d’impôt (Cf. paragraphe précédent) injuste car ceux qui paient beaucoup seront moins touchés que ceux qui payaient peu. Avec cette mesure, on ne  réduit pas la dépense, on augmente encore les taxes.

Les retraites enfin. J’entends ceux qui ont dit que la réforme Woerth était trop dure expliquer aujourd’hui qu’elle n’allait pas assez loin. Il est vrai qu’il faut parfois avancer pas à pas prudemment plutôt que faire un grand bond en avant… dans le vide !  Oui, tous vont devoir cotiser plus longtemps, oui tous. Fin des régimes spéciaux, fin des différences public-privé… ou pas. Car sur ce sujet sensible, le Président est resté vague hier soir.

Or, ce caractère flou, ce cap inexistant crée de la crainte, de l’angoisse et c’est de confiance et de clarté dont les entreprises ont besoin. La crainte de l’impôt supplémentaire ou de nationalisation font fuir les investisseurs. Un bon connaisseur de Bercy me disait qu’il n’excluait pas une reprise économique en fin d’année en Europe mais sans la France…

Sans doctrine, j’espère que tous les Républicains viennent à s’accorder sur une politique économique sérieuse pour le pays. L’espoir fait vivre.