Jérôme Bascher Jérôme Bascher

Senlis vivant, Senlis plus fort !

- Election municipale des 23 et 30 mars 2014 -

Jérôme Bascher

Allez Senlis

Quel avenir pour le Parc Naturel Régional ?

Depuis plusieurs mois, j’entends beaucoup de critiques sur le Parc Naturel Régional. D’un autre côté, beaucoup de communes nouvelles veulent y adhérer. Un petit point s’impose.

Notre parc naturel régional a pour vocation non pas de développer l’attractivité de la zone comme la plupart des autres PNR, mais de préserver notre sud de l’Oise et Nord du Val d’Oise. Cette préservation voulue conjointement par des élus locaux soucieux de garder un environnement de qualité s’est accompagnée de la volonté de l’Etat de créer des réserves agricoles et forestières au nord de l’Ile de France laquelle ne comporte déjà plus que 60% de ces surfaces sur l’ensemble de son sol.

Cette préservation est source de contraintes urbanistiques : on ne peut construire n’importe où, les communes doivent se concentrer et non pas s’étaler, le développement économique régulé et non pas proliférant. Il autorise des créations d’aire de grand passage de gens du voyage mais renchérit le foncier et nuit par exemple à la création de logements sociaux. Ce parc accompagne l’embellissement de nos forêts mais empêche qu’on s’y gare. Bref, il y a du pour et du contre, les inconvénients des avantages et réciproquement. Dans l’ensemble, un équilibre est trouvé même si, çà et là, quelques décisions ne laissent pas d’étonner comme le fait de promouvoir une déviation de La Chapelle en Serval sur une seule voie dans un seul sens plutôt qu’une déviation classique…

Une nouvelle charte doit être signée en 2016 entre les communes pour repartir pour 10 ans. Et c’est là que le risque apparaît. Fort d’un certain succès, le PNR, instance peu démocratique malgré tout quoique très bien présidé par mon collègue et ami Patrice Marchand, voudrait étendre ses prérogatives, sur le tourisme ou l’urbanisme par exemple. Et là, au moment où la compétence est  de plus en plus intercommunale, il est important de laisser certaines prérogatives aux élus qui ont dans leurs pensées autre chose que l’environnement : pensons seulement au patrimoine exceptionnel de nos châteaux, églises, remparts… pensons également au secteur de l’hôtellerie ou de la restauration pour le tourisme.

Pour l’urbanisme, c’est pire encore. Le PNR ne peut régenter Montmonrency, Senlis et Fontaine-Châalis depuis une gare RER d’Orry la Ville : c’est un non sens. Il faut vivre sur un territoire pour le comprendre et l’administrer avec l’aval de ses concitoyens. Mieux vaut confier les affaires publiques à quelqu’un qui en charge l’équilibre plutôt que de confier la chose à un organisme qui n’a qu’un seul but.

D’ailleurs, la Région Ile de France interroge les uns et les autres sur les bénéfices de ce PNR : il faudra lire attentivement le résultat de cette enquête, corriger pour déjà tout bien faire, et écrire cette nouvelle charte.

Ce sera aux futurs élus communaux, régionaux et territoriaux de se prononcer sur cette nouvelle charte. Rien ne serait pire qu’un PNR mité par des communes qui refuseraient une règle commune trop sévère. Alors, il faut rester mesurer au risque de tout faire exploser.

A bon entendeur.