Jérôme Bascher Jérôme Bascher

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- Election municipale des 23 et 30 mars 2014 -

Jérôme Bascher

Allez Senlis

Contre le chômage, multiplions les mesures

Jeudi 18 avril, 23 thinks-tanks de droite et de gauche, non alignés ou très orientés, se sont réunis autour des professionnels de l’intérim pour parler des discussions en cours entre partenaires sociaux sur le marché du travail. Pour ma part, je représentais un de ces thinks-tanks.

Le secteur de l’intérim en France représente environ 500 000 emplois en temps plein en ce moment, temps de crise. Le droit français – ce qui n’est pas étonnant – est le plus protecteur pour le salarié intérimaire, et ce droit fait florès en Europe. Un progrès de l’Europe social si rare que je le souligne. Donc, deux sujets en discussion : la création d’un CDI pour les intérimaires –  belle oxymore -; l’égalité du traitement avec un salarié ordinaire.

Sur ce second point, il est logique et souhaitable qu’un employé de l’intérim qui fait le travail  soit payé le même prix qu’en employé de l’entreprise : à travail égal, salaire égal. Mais où est alors le loup ? En effet, il faut également rémunérer l’entreprise d’intérim et le coût du travail est alors supérieur pour l’entreprise mais… Mais cette entreprise pourra embaucher alors sans peur de licencier et c’est à où le second point de la discussion a lieu.

Car pour le travailleur en intérim à salaire égal, son statut sera alors celui d’un CDI avec l’entreprise d’intérim. On invente ici ce que le droit du travail français interdisait jusqu’alors, à savoir le prêt de main-d’oeuvre entre deux entreprises. Alors ne nous-y trompons pas, cette mesure sera limitée. Les entreprises n’envisagent que 2 à 3% des salariés soient sous ce statut en étant qualifiés, formés. Je ne sais pas si c’est une panacée mais je crois profondément à ce modèle.

Cependant, cette seule mesure ne résoudra pas le problème du chômage, c’est une mesure d’assouplissement et notre marché du travail en a bien besoin, il en faut d’autres.

Car c’est en multipliant les mesures que l’on résoudra notre problème n°1, le chômage.